Yves Dalbiez

Yves Dalbiez

Film Director

5 Tips Pour Le Documentaire – Interview Duncan Buckley

par | Juil 19, 2019 | ARTICLES, FILMMAKING

// ACTIVEZ LES SOUS-TITRES FRANÇAIS en cliquant sur CC en bas à droite de la vidéo //

Salut c’est Yves Dalbiez. On est à Tokyo. Et aujourdhui, j’ai la chance de vous présenter Duncan Buckley, qui est réalisateur indépendant, graphic designer et adepte des arts martiaux. Il va partager avec nous 5 points pour démarrer du bon pied la création de films documentaires.

Yves Dalbiez : Duncan, as-tu toujours fait des films ?

Duncan Buckley : Non, j’ai commencé la réalisation à l’université. J’ai commencé avec l’audio. J’aime vraiment la musique, je me suis dit que je pouvais aussi l’incorporer à des vidéos. J’ai appris à faire tout ça à l’université. C’est ça la magie du film. C’est pouvoir incorporer plein de choses différentes. Tu as la musique, tu as tous ces effets sonores et la vidéo en elle-même bien sûr. C’est pour ça que je pense que c’est si spécial.

YD: Comment as-tu commencé à faire du documentaire ?

DB: Je pense m’être lentement dirigé vers le docu, principalement au gré de différents boulots. Je travaillais comme motion graphic designer, et pendant mon temps libre comme je suis très actif, je faisais du parcours que je filmais. Puis j’ai déménagé au Japon et j’ai eu la super opportunité de participer à un projet intitulé « runawayjapan ». C’était un voyage de 50 jours à travers le Japon. Ce style documentaire a donc réellement émergé de cette expérience.

YD : On vous donnera le lien vers ce projet à la fin de cette interview, donc restez bien avec nous jusqu’au bout. Pourrais-tu maintenant nous donner ces 5 astuces que chaque débutant vidéaste devrait garder à l’esprit selon toi ?

DB: Oui, le premier et le plus important finalement, c’est « la préparation ». Lors du tournage d’un documentaire, tu n’as pas beaucoup de temps. Assure-toi que toutes tes batteries soient bien chargées et que tu as en plus. Mais aussi que toutes tes cartes SD soient vierges et que tu en ai assez. Sans oublier les choses les plus simples, comme du ruban adhésif. Toujours en avoir avec soi car la pire chose sur un tournage c’est: mince j’ai plus de carte, si seulement j’avais un bout de scotch, ça brise l’élan, surtout si tu manques de temps. Donc, le premier conseil c’est “soyez toujours prêts”.

YD: Ok, quelle est l’astuce suivante ?

DB: En tant que réalisateur de documentaires indépendant tu n’as pas de gros budget. Donc le mieux à faire est d’exploiter les lieux. De quoi tu peux te servir ? Comment est la lumière ? Tu n’as peut-être pas de réflecteur, donc utilise au mieux ce qu’il y a naturellement à ta disposition. Prends ton temps pour observer.

Evalue la situation et les lieux, parce que si tu te lances sans bien réfléchir à tout ça, tu risques de passer à côté d’images magnifiques. Donc le premier conseil, c’est « bien se préparer ». Le second est « évaluer la situation »

YD: Ensuite ?

DB: Le troisième, parlons un peu technique. Pour moi, quelque chose de surexposé, ça fout tout en l’air. Donc c’est l’exposition.

Le troisième conseil c’est de bien vérifier l’exposition. Si tu as une image trop claire, si c’est tout blanc, lors de la correction colorimétrique, tu ne peux rien récupérer. C’est typiquement des pixels morts. Rien à faire. Par contre, si c’est sous exposé, à la correction colo, tu peux légèrement réhausser les niveaux, et récupérer quelque chose. Mais surtout ne pas surexposer.

YD: Quel est le conseil suivant pour nous ?

DB: Le 4e point, c’est la mise au point. C’est très important. Si je vois une prise qui est floue, ça fait tellement non-professionnel. Donc prends le temps de zoomer et de faire la mise au point sur ton image. Si je fais une interview par exemple, je demande simplement aux participants, ok est ce que je peux avoir une minute pour vérifier la mise au point ? C’est simple.

Il n’y a qu’à demander. Ils restent immobiles, tu t’assures de faire la mise au point sur leurs yeux. Et là tu seras sûr que la prise sera vraiment bonne. Si tu n’as pas assez de budget pour un moniteur externe, une bonne solution est de prendre un oculaire, comme un œilleton.

YD: Le viewfinder.

DB: Oui le viewfinder. Le viewfinder agrandira ton écran LCD qui est minuscule. Ça va grossir ton image environ deux fois.

Et tu pourras voir où est la mise au point. Ça te facilite aussi la vie quand tu filmes en extérieur, quand c’est très ensoleillé et que tu ne vois rien sur ton écran, tu es bien content d’avoir un viewfinder.

YD: Quel est le dernier point ?

DB: le dernier point, le cinquième point, et il est très important. Le cinquième point est d’être sûr d’avoir un son propre.

Le son c’est important, c’est 50% de ton film. Peu importe ce que tu fais, si le visuel n’est pas terrible, mais le son est impeccable, les gens vont continuer à regarder. Mais si tu regardes un court ou long métrage magnifique, mais que le son est pourri, tu ne pourras pas apprécier. Donc prends ton temps et assure-toi que tes niveaux sonores sont bons. La meilleure façon pour commencer est d’acheter du bon matériel audio. Si tu es cameraman et que tu tournes un documentaire, ce qu’il te faut est un micro embarqué comme un micro canon. Ça s’attache sur le dessus de la caméra et ça enregistre dans la direction où tu vises. Assure toi aussi d’avoir un cache contre le vent. Et si tu fais une interview comme celle-ci, le micro-cravate est parfait. Ça fait l’affaire.

YD: C’est ce qu’on utilise aujourd’hui, je vous donne un rapide aperçu de notre matériel. Duncan porte un micro-cravate qui est relié à l’appareil Sony ici. Le récepteur est branché au Canon 7D ici. Pour ma part, j’enregistre le son séparément mais je m’assure d’avoir une très bonne qualité grâce au TASCAM DR05 V.2 que j’adore. Inconsciemment, c’est clair que le son joue au moins à 50% sur de la qualité du visuel. Si tu as un bon son, la qualité du visuel augmente. C’est d’ailleurs un des points abordés dans le guide pdf que je vous offre sur mon site.

YD: Duncan, peux-tu nous récapituler ces 5 points ?

DB: En résumé, Point numéro 1, La préparation. Assure-toi d’avoir tout ton matériel et tes idées en tête. Deuxièmement, prends ton temps pour utiliser ce qui t’entoure. Regarde ce que la Nature t’offre et utilise-le. C’est gratuit, Tu peux aussi vérifier la lumière. Troisièmement, très important, l’exposition. Ne surexpose pas tes prises. Quatrième, prends ton temps pour faire la mise au point. Et cinquièmement, le son. Assure-toi d’avoir un son impeccable. Avec ça, vous êtes prêts pour commencer à filmer des documentaires dans de bonnes conditions.

YD: Duncan, dis-nous comment te trouver sur le web

DB: Mon travail le plus récent se trouve sur runawayjapan.com C’était une aventure de 50 jours à travers le Japon avec de la randonnée, du kayak, en fait nous avons fait du kayak pendant 8h sur l’océan. Ça a été quelque chose !

YD: Wow tu as encore les bras gonflés du kayak

DB: Encore les bras gonflés, une sacrée aventure, bien réelle, RunAwayJapan.com C’est encore en cours de montage, mais il y aura du contenu, jetez y un coup d’œil.

YD: Merci Duncan pour ces 5 super points. J’espère que vous avez apprécié cette vidéo. Si vous avez aimé l’interview, cliquez sur « j’aime » et partagez- là avec vos amis ! Vous pouvez laisser un commentaire sous la vidéo. En français c’est parfait ! Dites-nous quel sujet vous aimeriez qu’on aborde dans une prochaine vidéo. On en tiendra compte. Désolé pour mon anglais, j’essaierai de m’améliorer pour la prochaine fois. Merci beaucoup d’avoir regardé cette vidéo, à la prochaine.